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Archives pour le 7. août 2007

août
07
classée sous (Allgemein) de Charlotte le 07.08.2007

Ici écrit Frank, le Webmaster:

Après que Charlotte est venue me chercher, parfaitement à l’heure et presque à la bonne gare, nous nous offrons une glace pour nous remettre de nos épreuves respectives : être là à l’heure pour l’une, et pour l’autre se rendre compte que la mention “le transport de vélos n’est possible que dans certaines limites” dans les trains régionaux ne porte pas sur le nombre des vélos mais plutôt avant tout sur le fait que les portes des trains sont trop étroites pour laisser passer des vélos avec sacoches.

Dans les environs proches de Brieskow-Finkenheerd, il y a deux lacs artificiels, reliés par un canal. Conformément aux conseils des pompiers volontaires, nous nous dirigeons tout d’abord vers le Helenesee, très accessible aux touristes. Lac et camping sont entourés d’une clôture mais celle-ci, déjà enfoncée par endroits, nous permet de passer péniblement nos vélos de l’autre côté. Après quelques passages difficiles dans le sable, nous voilà récompensés et au bord du lac Katja : du calme, de l’eau claire et froide, un beau coucher de soleil et des moustiques.

Pendant que Charlotte travaille encore et donne une interview au Märkische Oderzeitung, je peux me baigner et, de l’eau, admirer le feu de camp de nos voisins. Après le coucher du soleil, nous voyons dans le ciel nocturne des étoiles filantes mais aussi des éclairs, curieusement espacés. Par peur de l’orage, nous montons la “tente”, de manière à protéger nos bagages voire nous-mêmes de la pluie, en sachant qu’il faudrait dans ce cas opérer un choix entre les deux: eux ou nous!

Et nous arrivons à la question suivante: “A-t-on le droit en Allemagne de dormir au bord d’un lac dans un sac de couchage, sans tente?” Il est probable qu’il n’y a pas de réponse valable pour tous les Länder et au bord de tous les lacs, mais si jamais quelqu’un a une idée, il est cordialement invité à laisser un commentaire.



août
07
classée sous (Allgemein) de Charlotte le 07.08.2007

Et voici le plus petit article du Veloblog pour passer le relais à Frank, le webmaître du Veloblog, venu me prêter main forte à l’approche de la seconde “journée rencontre”, samedi, à Francfort sur l’Oder-Slubice.

De quoi me permettre de raconter les petites histoires, celles qu’on me raconte comme celles du Veloblog, aux collègues journalistes. A découvrir dans notre revue de presse, tout en pouvant suivre le périple grâce aux récits de Frank. Deux fois plus de lecture pour les plus passionnés du Veloblog!



août
07
classée sous (Allgemein) de Charlotte le 07.08.2007

Le temps est venu de quitter Peter et son jardin extraordinaire. Après un point presse avec le Märkische Oderzeitung, je plie bagage et reprends la route, reconnaissante envers mon hôte qui a été jusqu’à mettre en route sa machine à laver pour rafraîchir ma garderobe minimaliste !

Juste le temps de traverser Aurith, le village voisin. Le restaurant « zum alten Phäre » (au vieux ferry) est fermé. Dommage, il paraît qu’on y parle volontiers du projet de pont ou de ferry sur l’Oder, en direction de la commune voisine d’Urad. Quelques mètres plus loin, juste avant le remblai longeant l’Oder, une énorme pancarte laisse voir un autre son de cloche aux cyclotouristes en chemin : pas de pont mais un ferry pour préserver l’espace naturel. Le ton est donné.
Côté polonais ? Tout serait prêt pour la construction d’un pont sur l’Oder. Certains auraient même déjà vendu leur terrain à un investisseur désireux d’y établir une station-service. Malheureusement pas le temps d’approfondir, je dois rejoindre le webmaître du Veloblog quelques kilomètres plus au nord et suis… pile dans les temps !

Mais venez donc nous retrouver à Francfort sur l’Oder-Slubice samedi pour notre deuxième journée rencontre: la journaliste Tina Veihelmann lit à 20 heures des extraits de son ouvrage “Aurith – Urad, zwei Dörfer an der Oder”, gros plan sur le quotidien des deux villages frontaliers, deux mondes à la fois étrangers et similaires.



août
07
classée sous (Allgemein) de Charlotte le 07.08.2007

Ernst Thälmann. Qui ne connaît pas le nom de cette victime du régime nazi, chef du parti communiste allemand (KPD) arrêté par les nazis en 33 à la suite de l’incendie du Reichstag puis exécuté en 44 au camp de concentration de Buchenwald ? En ex-RDA, Ernst Thälmann faisait figure de héros et plusieurs villes portaient son nom, dont la cité voisine de Ziltendorf, la « Thälmannsiedlung ».

La commune de quelque 220 habitants date de l’après-guerre. Elle fut construite en 1949 d’après l’instruction 209 de l’administration militaire russe pour offrir un toit aux déplacés arrivant de l’Est. « Tout était ravagé par les va-et-vient du front germano-russe. Il ne restait pas grand chose du domaine et de la grosse propriété d’avant-guerre dont les pierres ont entre autres servi à bâtir la nouvelle cité », raconte Werner Bode.

Werner Bode de la Thälmannsiedlung : toute une histoire qui plairait bien aux camarades de l’Humanité ! C’est que Werner est un « Wessi », un Allemand de l’Ouest, au parcours atypique. Son papa ayant disparu à l’issue de la seconde Guerre mondiale, c’est par ses grands-parents qu’il fut élevé. « Mon grand-père a fait de moi un communiste et un vrai ! », me dit Werner. Dans sa jeunesse, il a fait partie des FDJ, l’organisation de jeunesse du parti communiste allemand, le KPD, alors interdit en Allemand de l’Ouest. « Nous avions distribué des flyers pour protester contre la politique du gouvernement d’alors », m’explique-t-il. Et d’ajouter en passant que c’est toujours le même cirque, que c’est celui qui a de l’argent qui a la démocratie et qu’il faut arrêter de dire que le socialisme ou le communisme sont des idéologies en faillite car de toute façon, aucun pays n’en a fait l’expérience, ni l’URSS, ni la RDA. Et de revenir à sa propre histoire : « mis en accusation pour être en désaccord avec la politique menée, quatre semaines de prison et cinq ans de liberté sous surveillance m’attendaient. J’ai pris mes cliques et mes claques et suis parti en RDA. »

C’était en 1954. Et jusqu’en 1999, Werner Bode n’a plus remis les pieds en Allemagne de l’Ouest. « Rien n’a changé, c’est à désespérer ! », résume-t-il en quelques mots, haussant les épaules. Il préfère se rappeler du bon temps en compagnie de Peter et m’expliquer le développement de la cité Thälmann où il a emménagé avec son épouse en 1962. Le tout autour d’un repas du soir improvisé, avec cornichons du jardin – « Schnellgurken » me dit sa femme – et une soupe de fruits froide ou « Kaltschale », un produit populaire du temps de la RDA…



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